Nouveau boulot, nouvelles têtes, nouvelles responsabilités, nouvelles choses à faire.
Depuis 8h30 ce matin, ça y est, c'est officiel : je suis professeur de physique.
[Va falloir corriger la page d'accueil tiens...]
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lundi 1 septembre 2008
Par Cyril le lundi 1 septembre 2008, vers 16:53
Nouveau boulot, nouvelles têtes, nouvelles responsabilités, nouvelles choses à faire.
Depuis 8h30 ce matin, ça y est, c'est officiel : je suis professeur de physique.
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samedi 30 août 2008
Par Cyril le samedi 30 août 2008, vers 10:41
Un projet se termine, un nouveau commence. Je ne serai lundi, officiellement, plus doctorant.
Ceux qui n'ont pas vécu une thèse ne peuvent pas comprendre. J'en rigolais encore il y a un an, quand j'entendais dire «Attention, la thèse n'est pas votre vie». Et pourtant. La thèse est quelque chose de très spécial dans le système éducatif, et encore plus quelque chose de très spécial dans une vie.
La thèse c'est plein de choses à la fois. C'est un diplôme, le plus haut correspondant à un «bac + N» (je ne compte pas l'Habilitation à Diriger des Recherches). Le seul diplôme pour lequel on ne suit pas de cours, la première fois où on arrête enfin les cours. Le seul diplôme qu'on valide comme un stage qui serait très long.
Mais c'est aussi un projet, en temps fixe, une première expérience professionnelle. Un peu plus qu'un simple stage. Les ingénieurs diront que ce n'est pas une vraie expérience professionnelle, parce qu'un laboratoire n'a aucune pression industrielle (ce qui est d'ailleurs de moins en moins vrai). Et pourtant, certes avec un peu moins de pression, il y a la contrainte de temps, les rapports avec les supérieurs, un cahier des charges qu'on se définit soi-même et qu'on ajuste au fil du temps. On est son propre chef de projet.
Une thèse c'est un projet personnel, parce qu'on se fixe ses objectifs, parce qu'on est le seul à bosser sur ce sujet. Parce qu'à la fin on est la seule personne à maîtriser parfaitement ce qui a été fait. Tout ce qui a été fait : une des difficultés et de maîtriser complètement tous les outils qu'on a utilisés, et de connaître tout ce qui a déjà été dit plus ou moins loin du sujet. C'est une tâche énorme, supplémentaire, ingrate, mais essentielle. Ce qui rend la thèse si spéciale.
La thèse c'est aussi une première expérience, tout court. La première fois qu'on bosse avec des gens, qu'on discute dans les couloirs. C'est là que l'on se rend compte que ce sont ces discussions qui permettent réellement d'avancer. C'est donc plein de personnes qui ont été sympathiques, que l'on aurait envie de remercier parce que naturellement cela nous a aidé.
Et puis il y a la rédaction. Ah, la rédaction. Certainement le plus difficile, parce que produire un mémoire de 130 pages quand on est précautionneux et que l'on veut faire bien, ça prend du temps. Ça demande des nuits blanches. Ça rend un peu difficile à vivre. Ça fait douter, dix fois par jour on se dit «Mais enfin, ça ne sert à rien...». C'est ce qui fait qu'à la fin on se retrouve à faire soi-même partie du sujet, et la thèse devient partie intégrante de sa vie. Pour toute ma vie, les courants de Foucault représenteront quelque chose de spécial.
Je sais, c'est ridicule. C'est ce que je pensais aussi il y a un an à peine. On ne peut comprendre cela qu'une fois la thèse rédigée. Bon allez, c'est pas tout ça, mais la rentrée c'est lundi.
mercredi 13 août 2008
Par Cyril le mercredi 13 août 2008, vers 12:14
La première fois que j'y participais était il y a 9 ans. Je n'étais pas majeur. Et depuis, j'y suis retourné tous les ans, d'une façon métronomique, aux weekends du 15 août. Parce qu'il est des choses qu'on ne peut pas ne pas faire.
C'est plus fort que moi, y aller est presque un devoir, un devoir pour moi, parce que c'est un des meilleurs moments de l'année. 2 jours, ou plutôt 2 nuits, rarement davantage, juste ce qu'il faut pour profiter suffisamment. Un relâchement, des échanges. Des échanges surtout. Rigolez, vous qui ne voyez que les abus. Vous qui n'y êtes jamais allés. Certes, les abus existent, tout le monde y est passé, certains plus que d'autres. Mais c'est si peu important à côté du reste.
Le reste, c'est l'expérience. C'est discuter, c'est parler à des inconnus, c'est refaire le monde. C'est rêver à un monde qui pourrait être comme une ville en fêtes. C'est discuter, apprendre, partager, des choses que l'on connaît et d'autres que l'on connaît moins. C'est le plaisir de casser les barrières à grands coups de pied, d'aller voir ce qui se fait ailleurs, de voir des personnes que l'on aurait jamais vues sans ça. C'est se sentir vivants, au premier sens du terme, c'est se sentir humains, c'est sentir la chaleur de son sang et entendre les battements de son cœur.
Accessoirement, c'est aussi se voir autrement. Soi-même, mais aussi ceux qui nous entourent. Je crois que l'une des deux meilleures était la première, au siècle dernier. On était 4, on venait d'avoir le bac (ou presque). Et on a passé des moments inoubliables. On était innocents, on savait à peine de quoi serait fait le lendemain, et on s'en foutait cordialement. On se sentait invincibles, immortels. On s'en raconte encore aujourd'hui les anecdotes, comme des vieux habitués que nous ne sommes pas. Parce qu'à chaque fois, c'est différent. À chaque fois, des personnes différentes sont là. Et on revit, toujours différemment, ces toujours formidables discussions. J'ai encore les souvenirs des meilleures. Ici, on peut tout se dire, cela n'en sortira jamais.
Et puis il y a les valeurs. Les valeurs, qu'en bons chauvins on associe volontiers à notre Sud-Ouest natal, la fraternité, le partage, l'entraide, la convivialité. Le tutoiement systématique, les habits identiques pour tout le monde, l'égalité à l'extrême entre tous. Il n'y a plus de riches ou de pauvres, de jeunes ou de vieux, de haut-diplômés ou de sans-diplômes. Les mains sur les épaules, les éclats de rire, les danses improvisées, la musique partout, tout le temps. La musique omniprésente, les bandas, les trombones, surtout les trombones, et les grosses caisses. Ah, danser sur le rythme imposé par la grosse caisse de Los Calientes... Ramer tous ensemble dans des endroits improbables sur le rythme du Paquito Chocolatero... Hurler avec plusieurs milliers de personnes des chansons plus vieilles que nous, à s'en faire péter les tympans...
On se demande des fois pourquoi on s'accroche à des choses si inutiles. Peut-être juste parce que c'est tellement énorme, tellement grandiose, qu'on en fait partie. Pour la dixième fois demain, j'y serai, parce que ça fait partie de moi, parce que je ne serais pas le même sans cela.
Bonnes fêtes à tous les festayres
Edit : une fois n'est pas coutume, un malheureux concours de circonstance a fait que la dixième fois sera l'année prochaine. Va falloir survivre en attendant...
lundi 7 juillet 2008
Par Cyril le lundi 7 juillet 2008, vers 23:34
Cette chanson me trotte depuis bientôt 10 ans dans la tête. Merci G. de m'avoir rappelé in extremis son existence, et tout ce qui en découle. Ceci ne veut sûrement rien dire pour vous. Ces paroles ont dicté ma vie.
7 juillet 2008
Net l'image satellite
Tu vois, nos mers
Ont l'air si fier
On se reparle
J'hallucine
Je danse
En ces temps d'abondance
Ici, aucun destin n'hésite
Changé depuis dix secondes
Un monde respire
Je culmine
Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place
Je fais
L'homme que rien n'étonne
La lune est belle comme 200 briques
Est ce par le jeu du hasard
Nous sommes lundi
Nous somme riches
Je rêve l'âge d'or
Dans tout l'espace
En l'espèce
Je rêve l'âge d'or
Un poste
Une place
Aston Villa, L'âge d'or, in Extraversion.
mercredi 2 juillet 2008
Par Cyril le mercredi 2 juillet 2008, vers 23:37
De retour de conférence : Bilan global très positif
La nouvelle, c'est qu'en regardant le planning, le couperet tombe : la rédaction doit être finie dans trois semaines et demie. Heureusement qu'avec ce que j'ai fait pour cette conf, j'ai maintenant presque tous mes résultats. Génial, c'est pas ce soir que je recommence à dormir. :)
mardi 24 juin 2008
Par Cyril le mardi 24 juin 2008, vers 22:47
Beaucoup de boulot, plein de trucs à faire. Il paraît que ça arrive à des gens très bien, je vois pas pourquoi je me plains... Un article à moitié rédigé en un jour, à finir pour demain si possible, parce qu'après y a un poster à faire et départ pour la conf dans la foulée. Des résultats finaux qui n'y seront surement pas, par manque de temps, malgré les 15h de Matlab par jour. Faut dire que j'ai beau être « petit dormeur », quand on dort 4h par nuit en moyenne depuis trois semaines, on pique un peu du nez... Mais bon, c'est pas grave, ça servira. Un jour.
Un site perso vraiment plus à jour. Et je ne parle même pas du blog légèrement à l'abandon (bof, j'ai déjà fait pire finalement), mais du reste. La page sur le sftp me fait honte avec ses captures de Filezilla 2 (le 3 est sorti en septembre...) ou de gftp, alors que Nautilus fait ça nativement et tellement simplement. Dotclear 2beta déjà dépassé depuis presque un mois et demi...
Et tous ces trucs super moches. Des idées plein la tête, des trucs jolis. Bientôt, il faudra que je m'y remette. Changer ce top10-musiques tellement vieux, parce qu'un an c'est énorme à cette échelle, et qu'il y manque beaucoup trop de joyaux. Et plein d'idées. Juste pas le temps.
vendredi 13 juin 2008
Par Cyril le vendredi 13 juin 2008, vers 19:30
Vous êtes affecté(e) en PHYSIQUE ET ELECTRICITE APPLIQUEE dans la ZR ZONE DE REMPLACEMENT PARIS (0759951J)
mardi 3 juin 2008
Par Cyril le mardi 3 juin 2008, vers 08:08
C'est la première fois que ça m'arrive à ce point. Ne tentez pas de m'approcher de trop près aujourd'hui, je suis d'humeur massacrante.
samedi 24 mai 2008
Par Cyril le samedi 24 mai 2008, vers 16:25
Essayer d'avoir vraiment un peu d'avance quand il s'agit de prendre l'avion.
Parce que prévoir de prendre la navette pour l'aéroport 50 minutes avant la fin de l'enregistrement un jour de grève, appeler la société de la navette et s'entendre dire qu'il faut aller au départ de la navette, courir sans savoir vraiment où c'est, se dire qu'on a du bol que la navette parte juste quand on arrive, réaliser qu'il ne reste plus que 30 minutes, lire Le trajet dure entre 30 et 40 minutes selon la circulation.
, voir que tout est bouché, voir le conducteur prendre un raccourci, et finalement arriver à l'aéroport 7 minutes avant la fin de l'enregistrement, nerveusement ça use. :-)
lundi 19 mai 2008
Par Cyril le lundi 19 mai 2008, vers 02:26
Faire trop de choses
Dire oui, tout le temps
Aimer cela
Vivre le jour, la nuit, tout le temps
Sortir le vendredi
Recevoir le samedi
Travailler le dimanche
Enseigner le lundi
Coder le mardi
Voyager le mercredi
Conférencer le jeudi
Écrire un mémoire le huitième jour
Geeker le reste du temps
Réécrire deux ans de boulot en deux semaines, pour le fun
Perdre son temps sur des trucs inutiles
Allonger la todo-list
Ne pas dormir
Ne pas vouloir que cela s'arrête, coûte que coûte, pas encore.
mardi 18 mars 2008
Par Cyril le mardi 18 mars 2008, vers 16:18
C'est pas pratique d'avoir mal au poignet quand on doit passer ses journées à taper du texte sur un clavier... (Quelle idée aussi de prendre une semaine complète de vacances au ski...)
vendredi 14 mars 2008
Par Cyril le vendredi 14 mars 2008, vers 17:58
Vous êtes nommé(e) dans l'académie de PARIS.
PS : 100e billet de ce blog
lundi 3 mars 2008
Par Cyril le lundi 3 mars 2008, vers 10:13
Il y a deux mois et 4 jours, je prenais des bonnes résolutions. Voyons ce que ça donne :
mardi 12 février 2008
Par Cyril le mardi 12 février 2008, vers 14:25
Ça y est, j'ai changé de catégorie. Je suis depuis 1h30 officiellement vieux. Génial.
lundi 11 février 2008
Par Cyril le lundi 11 février 2008, vers 20:58
C'est voir du monde qui remotive. C'est discuter. C'est parler. C'est s'exprimer. C'est rire.
C'est montrer qu'on a peur de rien et qu'on sera toujours là.
Ça fait toujours plaisir de voir qu'on est vivant.
jeudi 7 février 2008
Par Cyril le jeudi 7 février 2008, vers 14:43
Quoi, déjà ma dernière carte 12-25 ? Ça passe trop vite...
vendredi 1 février 2008
Par Cyril le vendredi 1 février 2008, vers 00:58
être crevé. ne pas arriver à dormir, ne pas arriver à bosser, ne pas arriver à faire ce qu'on dit qu'on fera, n'arriver à rien. se rendre compte qu'on arrive à rien. se répéter qu'on arrive à rien.
étre crevé. ne pas voir le bout. enfin si, on sait quand ça arrivera, on se dit juste qu'on sera jamais prêt. tout va foirer. y a rien qui marche.
avoir des regrets. ne pas avoir fait ce qu'on voulait en temps et en heure, à une époque où on avait le droit à l'erreur. se retrouver là sans savoir pourquoi. ne pas avoir de but. penser à l'époque où c'était pas un problème. mais bon sang, pourquoi j'étais comme ça ?
avoir des regrets. après s'en être toujours cru à l'abri, après avoir pensé que ça n'arrivait qu'aux autres. se dire qu'on aurait dû.
avoir les muscles des joues qui tirent. ne pas pouvoir en parler. ne plus pouvoir en parler. ce serait trop long, trop difficile, trop compliqué. alors parler, écrire, s'exprimer, de façon incompréhensible, histoire de masquer la misère.
avoir mal aux épaules tellement le fardeau est lourd. les genoux qui plient. le dos courbaturé.
l'instant d'une seconde, j'ai failli me demander d'où venait ce moment de déprime soudain. non, c'est bon, tout est normal, on est en février depuis une heure. ça doit bien faire 25 ans que c'est comme ça.
faut que je me bouge et que je finisse ce foutu mémoire, coûte que coûte, le plus vite possible. ces foutues 150 pages que personnes ne lira jamais. parce que là, j'en peux plus.
avoir les yeux qui se ferment et même pas envie de dormir.
jeudi 31 janvier 2008
Par Cyril le jeudi 31 janvier 2008, vers 21:37
Un mois est passé depuis le début de 2008. Et force est de constater qu'écrire un mémoire de thèse, c'est assez décourageant. Cette impression constante de ne rien dire d'intéressant et de délayer des pages et des pages d'un truc inutile, c'est lourd...
Allez, il faut que dans trois mois les 150 pages aient été relues par mes trois chefs. Courage.
mardi 29 janvier 2008
Par Cyril le mardi 29 janvier 2008, vers 00:59
Quand on est mauvais, on fait mal les choses, c'est la règle. Et moi, je suis très mauvais, alors quand ça me prend de changer mon ordi, je procède comme suit :
Total :
vendredi 18 janvier 2008
Par Cyril le vendredi 18 janvier 2008, vers 19:00
Ah, un weekend loin de tout, sans ordinateur et sans internet...
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