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jeudi 11 septembre 2008

latex (texlive), pdf et fontes horribles

Je viens de trouver la solution d'un problème qui me turlupinait depuis environ 1 an (au moins...).

Mes pdf produits par latex étaient jolis, vus de loin. En se rapprochant de l'écran, pas génial, mais ce n'est pas très grave, les pdf c'est fait pour être imprimé. Plus gênant, beaucoup plus gênant, la sélection de texte étant une vraie plaie, pour ne pas dire que ça faisait n'importe quoi. Dans Evince et dans l'Acrobat Reader d'Adobe, rien à faire. Et je ne parle pas de la recherche de texte... Et le meilleur venait de l'impression : si Acroread n'avait pas grand problème, Evince ramait tellement qu'il en attaquait la plage : saturation du processeur pendant plus de 10 secondes par page, et rendu vraiment abominable sur toutes les imprimantes laser à ma disposition, à peine lisible pour le texte, mais parfait pour les formules et les images. Bref, la fête.

J'ai essayé plein de méthodes pour générer différemment mes pdf. J'utilise couramment ce formidable logiciel qu'est Lyx, avec la compilation via latex+latex+dvips+ps2pdf. La première idée était de changer l'option PDFSETTINGS de ps2pdf, comme indiqué dans la documentation. J'ai réussi à améliorer la qualité des images en réglant cette option à printer, mais rien sur les fontes et l'impression par Evince... Je me suis dit à un moment que c'était Lyx. Depuis, j'ai l'occasion maintenant d'utiliser beaucoup plus du « vrai » latex, avec plein de petits bouts de macros dedans (je m'amuse comme un fou en ce moment :) ), vraiment compilé à la main, et pareil... Au cas où le fautif serait ps2pdf, j'ai essayé pdflatex (que je n'ai pas encore adopté parce que j'ai toutes mes images en ps, fabriquées par le très « original » logiciel de dessin Xfig et l'excellent script fig2ps, qui permet d'avoir simplement des figures avec du texte et des formules latex dedans...). Même résultat.

J'ai donc trouvé la cause de tous ces problèmes. J'imagine que je suis pas le seul à qui ça arrive, mes fichiers tex n'ont rien de particulier, et mes documents lyx sont d'un commun tout juste compensé par la haute valeur ajoutée du contenu scientifique qu'ils contiennent. L'installation d'Ubuntu est récente sur cette machine et sans grande modification. J'ai pourtant mis du temps à trouver. J'espère que des personnes faisant la recherche sur « latex pdf evince impression » ou « latex pdf ubuntu affichage » ou « latex pdf sélection texte » pourront tomber ici...

Le problème venait visiblement de texlive, devenue la distribution latex « officielle » sous Ubuntu depuis Gutsy (tout pile un an), remplaçant petit à petit l'ancienne distribution tetex. Les polices ne sont visiblement pas gérées de la même façon et maintenant (je ne peux pas vérifier comment c'était avant), les lettres sont transformées en images bitmap, à la fois pixellisées (donc moche) et lourdes (donc qui prennent du temps à être envoyées à l'imprimante et de la place sur le disque dur). Deux possibilités pour arranger cela :

  • installer le paquet cm-super, via par exemple sudo aptitude install cm-super. Besoin de rien modifier dans le fichier tex|lyx, les polices moches bitmap utilisées avant (« cm ») seront remplacées automatiquement à la prochaine compilation. Un problème : si dans trois ans vous changez de machine et que vous oubliez que vous aviez installé cm-super, rebelote...
  • rajouter dans le préambule de votre fichier tex l'utilisation du package des polices latin modern : \usepackage{lmodern}. L'inconvénient étant certes qu'il faille modifier vos fichiers actuels, mais l'avantage est qu'ils seront compilés partout pareil. De plus, il paraît (j'y connais rien, c'est ce que j'ai lu) que cette police est un peu plus fidèle aux anciennes polices bitmap que cm-super...

Ce qui est bien, c'est que j'ai un mémoire un peu plus présentable maintenant... :)

jeudi 31 janvier 2008

Lancer totem en fullscreen

J'ai réinstallé récemment l'ordinateur qui me sert de télé/media center. J'ai un certain nombre de fichiers avi, que je regarde de temps en temps. Avant, je faisais ça avec, au choix, vlc, mplayer ou xine. Je me suis décidé à passer à Totem.

Pourquoi Totem ?

Bin simplement parce que c'est le logiciel par défaut de chez Gnome en fait, et donc le truc a priori le mieux intégré à mon environnement. Il est installé par défaut, il ne pause plus de problèmes de codecs comme j'ai toujours eu avant (et qui faisaient que je préférais l'éviter justement). Bref, pourquoi pas...
Autre avantage, il est plus rapide à se lancer que vlc, plus convivial que xine et... bon, ok, rien ne sera jamais mieux que mplayer. :)

Les codecs

Oui, tiens, précisons-le : il suffit d'installer le paquet ubuntu-restricted-extras, et il fait tout le reste... C'est pourtant simple, non ?

Problème : le lancement en plein écran

Moi ce que je veux, c'est juste d'ouvrir de façon systématique mes fichiers en double-cliquant dessus et que ça s'ouvre en plein écran. Je suis flemmard et je ne veux pas appuyer sur F après avoir ouvert le fichier. Avec tous les autres lecteurs, c'est une préférence à régler (dans un menu ou éventuellement un fichier de configuration).

Et là, on tombe sur un os. Impossible de trouver aucune configuration particulière, à part un .gconf/apps/totem/%gconf.xml inutilisable et un .gnome2/Totem/state.ini minimaliste. Le tout est visiblement mal documenté, ou du moins après avoir longtemps cherché je n'ai rien trouvé. Le menu des préférences bien sûr ne sert à rien.

Le man nous dit qu'il existe une option --fullscreen, mais uniquement pour Passer en plein écran une instance existante de Totem. Bon... Mal barrée cette histoire.

Et là, l'idée : créer un fichier /usr/local/bin/totem, qui sera systématiquement lancé à la place de l'original /usr/bin/totem, et y mettre ce qui va bien :

#!/bin/bash

[ "$TERM" != xterm ] && /usr/bin/totem $* || /usr/bin/totem "$*" &
sleep 1
/usr/bin/totem --fullscreen

Explications :

  1. On lance /usr/bin/totem avec tous les arguments qu'on lui passe (en particulier, les noms de fichiers). Il faut échapper les noms si on lance totem en console, c'est pour ça que c'est un poil compliqué.
  2. On attend une seconde, le temps que totem ait démarré. Sur une machine qui met un peu plus de temps, il faut rallonger...
  3. On passe en plein écran.

C'est améliorable, je prends toute idée utile...

Edit 10 jours plus tard : J'avais oublié qu'il y a deux façon de prendre tous les arguments d'un script : "$*" concatène tout le monde entre des guillemets, on ne voit plus qu'un «mot»; "$@" met chaque argument entre des guillemets et les sépare par une espace, on voit le bon nombre de «mots». Il suffit donc de faire :

#!/bin/bash

/usr/bin/totem "$@" &
sleep 1
/usr/bin/totem --fullscreen

vendredi 11 janvier 2008

Chat vidéo sous Ubuntu

C'est un peu ça aussi les relations à distances : c'est quand même mieux de se parler, et c'est encore mieux de se voir. Et franchement, quand chacun a une webcam mais qu'on ne trouve pas comment les utiliser, c'est ralant.

C'est un fait connu de tous ceux qui ont essayé de « vidéo-chatter » sous Linux : c'est impossible, il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas.

  • Pidgin (anciennement Gaim - mais quelle idée de prendre un pigeon comme emblème ?), logiciel de messagerie instantannée multiprotocole, utile pour avoir ICQ et MSN dans la même fenêtre, ne supporte pas la vidéo (la légende dit qu'en 2003 on y croyait, mais que finalement la vidéo et la voix ne seront jamais dans Pidgin).
  • Kopete, équivalent pour qui veut bien utiliser les librairies KDE (chez moi, 99Mo pour installer Kopete...), connaît un bug grave depuis quelques mois qui l'empêche de bien envoyer les images de certaines webcams (ça dépend du driver, au moins gspca et uvcvideo sont touchés d'après mes tests).
  • aMSN, clône assumé du logiciel de Microsoft, qui paraît-il fonctionne très bien, est affreusement moche dans les dépôts officiels (problème d'interface et de polices anti-aliasées).
  • Les logiciels SIP ne fonctionne pas tous, sont parfois bloqués par la Freebox sans que l'on comprenne pourquoi, tous les serveurs SIP n'implémentent pas tous parfaitement le protocole, bref, c'est la galère. J'ai quand-même essayé le Wengophone et Ekiga, avec un compte Openwengo et un compte Ekiga, et les résultats ne sont clairement pas au rendez-vous : quand ça marche une fois sur deux, c'est mieux que d'habitude (et je ne parle même pas de la complexité d'Ekiga). Sans compter quand si ça marche, faut convertir toutes les personnes que vous voulez voir à ce protocole qui ne sert qu'à ça...
  • La cerise sur le gâteau, c'est l'énorme m*rdier que c'est d'installer ces foutus drivers de webcams, quand on arrive par un heureux hasard à les trouver. On bidouille des trucs sales qu'on recompile mal pour en mettre (au mieux) plein le /usr/local et le /opt et qu'on ne saura jamais si on les a bien désinstallés...

Bref, j'arrête de me plaindre, car j'ai deux bonnes nouvelles :

  1. La webcam Logitech Quickcam Messenger (046d:08da) est supportée de base sous Ubuntu désormais. Ce qui veut dire qu'il ne sert à rien d'installer aucun driver (sur une Ubuntu Gutsy neuve en tout cas), « on branche et ça marche ». Le driver uvcvideo, installé de base, se charge de la faire fonctionner.
  2. Le logiciel libre est tout-puissant, c'est connu. :-) Quand il y a un problème, il est résolu par quelqu'un qui sait le résoudre. Le aMSN pas-moche est instalable, tout est expliqué en détail sur l'excellent wiki de la communauté francophone. Et au lieu d'utilser des scripts qu'on-sait-pas-ce-que-ça-fait-si-ça-plante, des gens biens ont fait des paquets. C'est simple, c'est propre, c'est facilement désinstallable, et ça marche à tous les coups. au final, il suffit de taper dans une console :
sudo mkdir /usr/local/src/amsn && cd /usr/local/src/amsn # pas obligatoire, mais c'est mieux
sudo wget http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/amsn-releases/amsn_0.97sapphireR1-0ubuntu1_i386.deb http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/tcl-tk/tcl8.5_8.5-0ubuntu1_i386.deb http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/tcl-tk/tk8.5_8.5-0ubuntu1_i386.deb
sudo aptitude install tcltls && sudo dpkg -i *

Et là arrive le bonheur du chat vidéo (vidéo dans les deux sens hein). Bon, certes, il n'y a pas le son. Personnellement, je m'en fous, je suis dégroupé, le téléphone c'est illimité.

samedi 5 janvier 2008

Installation d'Ubuntu sur un portable Packard Bell EasyNote BG46-P-018 (12") (1/2)

J'ai acheté un nouveau portable pour Noël (pas pour moi, pour Amélie en fait). Il s'agit d'un ultraportable. Le choix est restreint sur ce segment, sachant qu'on voulait un portable à la fois léger (2kg max) et puissant (processeur Intel Core 2 Duo T7100 minimum), et le tout sans mettre plus de 1300€.

Lire la suite...

mercredi 19 septembre 2007

Préférences réseau NetworkManager

Je cherchais depuis longtemps comment faire pour désactiver la connexion automatique de mon portable sur un réseau wifi qui n'est pas le mien quand je suis chez moi (il s'y connecte parce qu'il a le même nom qu'un où je me suis connecté un jour).

NetworkManager, le nouveau gestionnaire de connexion adopté par Ubuntu se connecte automatiquement partout comme il faut : il n'est pas prévu pour être tweaké. Mais une possibilité a été laissée néanmoins,uniquement pour la désactivation de la connexion automatique d'un ESSID donné. Deux façons :

  • graphiquement, lancer l'éditeur de configuration (gconf-editor dans une console), puis aller dans system -> networking -> wireless -> networks -> le ESSID en question, cliquer-droit sur la clé bssids et choisir Désactiver.
  • puissance de Linux, on peut faire ça en une ligne en console :
gconftool-2 --recursive-unset /system/networking/wireless/networks/<ESSID>

Trop facile...

mercredi 4 juillet 2007

Histoire de clavier

Juste pour le garder à l'esprit, ça pourrait servir (piqué sur le blog de Damocles, en licence CC-ASA) :

Disposition du clavier français sous Linux

Ça peut toujours servir. Au passage, ceux qui n'étaient pas au courant noteront combien il est facile de taper des accents sous Linux...

mercredi 11 avril 2007

Windows dans Ubuntu

Ça devient super fashion en ce moment, tout le monde le fait, du coup je m'y suis mis aussi. On appelle pompeusement (ou techniquement) cela «virtualisation». Il s'agit de faire tourner un logiciel qui se prend pour un ordinateur complet, et qui permet d'installer ce que l'on veut dedans.

Pourquoi ?

C'est pas vraiment pour moi. Certaines personnes que je ne nommerai pas n'aiment pas OpenOffice et ont besoin de Word pour vivre bien. Et qui dit Word dit souvent Windows (j'ai essayé Wine, qui progresse chaque jour, et qui n'est pas encore au point).

Comment ?

Il suffit d'installer VirtualBox. C'est un logiciel libre, gratuit, et multi-plateforme. On peut faire tout ce qu'on veut avec (y compris y installer un Windows, si vous avez légalement une licence). Si vous êtes sous Windows, c'est un bon moyen pour tester Linux Ubuntu par exemple... Il y a plein de tutoriels sur comment VirtualBox s'installe et s'utilise, en particulier sur Ubuntu. Je vous laisse faire des recherches dans votre moteur de recherche préféré.

D'autres solutions ?

D'autres «virtualiseurs» existent, le plus connu étant certainement VMWare. C'est lui d'ailleurs que j'utilisais depuis environ un an. Comme tous ceux qui ont essayé VirtualBox, le constat est sans appel : VirtualBox est énormément plus rapide, plus simple à configurer, moins envahissant (en particulier au niveau de la conifguration du réseau interne).

Et les documents ?

Dans mon cas, le but du jeu est d'éditer des .doc avec Word et de pouvoir en faire quelque chose. Donc ne pas avoir réellement de documents dans le Windows virtualisé, mais tout dans mes répertoires Linux. Ici encore, le très bon wiki d'Ubuntu-fr en parle de façon très détaillée. Mais précisons :

  • à l'heure actuelle, le partage natif de VirtualBox (sans passer par Samba) ne fonctionne pas de façon stable. Écrans bleus systématiques si vous n'avez pas de chance, déconnexions systématiques dans tous les cas. Ça s'améliorera certainement dans les mois (jours ?) qui viennent.
  • le réseau est très très simple à configurer, il suffit de choisir NAT dans les paramètres réseaux de la machine virtuelle. Et contrairement à VMWare, l'ordinateur hôte (Ubuntu ici) ne voit pas 5 interfaces supplémentaires inutiles. Et la machine virtuelle a le net.
  • une fois que c'est fait, on peut sécuriser le partage Samba en mettant dans /etc/samba/smb.conf :
hosts allow 10.0.2.

seulement, ce qui veut dire que personne à part la machine virtuelle ne peut accéder aux partages. Du coup, on peut mettre un mot de passe bidon quand on tape

sudo smbpasswd le_pseudo

ce qui permet soit de ne pas s'embêter à taper son vrai mot de passe (qui est compliqué parce qu'on n'est pas bête et qu'on sait que c'est important un mot de passe), soit à le stocker dans Windows par exemple en tapant, la première fois que l'on veut se connecter, dans une «console» (Menu démarrer -> "Exécuter" -> «cmd») :

net use h: mot_de_passe \\10.0.2.2\le_nom_du_partage /user:utilisateur /savecred

où on remplacera ce qui va bien. Attention, cela ne fonctionne que sous Windows (XP) Professionnel d'après la doc («net help use»).

Un bémol ?

Oui, VirtualBox n'est pas encore traduit. J'imagine que c'est pour bientôt... :)

mardi 21 novembre 2006

Proftpd et réglages par défaut

J'ai donc réinstallé mon serveur ce weekend, pour y mettre une Xubuntu toute neuve. J'ai installé proftpd, et je n'ai pas encore touché à la config (j'utilise en fait rssh et un certain paquet de comptes «réels», le tout pour faire du SFTP, ce qui est selon moi beaucoup plus sécurisé. J'y reviendrai, un jour...).

Le problème

Et là, je remarque avec horreur que tous les comptes utilisateurs créés peuvent se logguer en FTP et surtout se balader autant qu'ils veulent dans l'arborescence. Je n'avais jamais fait gaffe à ça. C'est très mauvais, en particulier parce que tout le contenu des connexions, depuis les mots de passe à la liste de tous les dossiers lus et le contenu des fichiers téléchargés, passent «en clair», non chiffrés.

La solution

Le problème vient de la directive AuthOrder, qui par défaut contient mod_auth_unix.c, ce qui signifie que la liste des utilisateurs est donnée par /etc/passwd (qui contient la liste des utilisateurs du système), les mots de passe étant stockés (chiffrés) dans /etc/shadow. Il faut donc rajouter dans /etc/proftpd/proftpd.conf (à éditer avec les droits root, par exemple avec sudo gedit /etc/proftpd/proftpd.conf ; personnellement j'utilise jed) :

AuthOrder mod_auth_file.c
AuthUserFile /etc/proftpd/proftpd.users

Cela dit à proftpd de ne pas utiliser /etc/passwd, mais uniquement le fichier spécifié dans la deuxième ligne.

Création des utilisateurs

C'est relativement simple, il y a un programme fait pour ça. Je vous laisse lire le résultat en console de man ftpasswd (j'espère que vous n'avez pas de problème avec l'anglais :) ). Au final, vous n'avez plus qu'à taper, tout simplement :

sudo ftpasswd --passwd --file=/etc/proftpd/proftpd.users --shell=/bin/false --uid=10000 --name=le_login --home=/le_repertoire_racine_de_l_utilisateur

en remplaçant bien sûr ce qui va bien... Mais ça ne suffirait pas, comme vous le dit la commande que vous venez de taper. Vous devez insérer dans /etc/proftpd/proftpd.conf juste en-dessous des lignes précédentes

RequireValidShell off

Relancez maintenant le serveur :

sudo /etc/init.d/proftpd restart

Il y a un dernier problème. En effet, connectez-vous en FTP avec l'utilisateur que vous venez de créer (ce lien doit fonctionner si vous faites ça en local), et remontez dans l'arborescence : tout est encore visible. Facile, il suffit de rajouter, toujours dans /etc/proftpd/proftpd.conf,

DefaultRoot ~

Cadeau bonus

Il y a encore quelques problèmes de sécurité. En fait, au moins deux choses à faire. D'abord, rendre le fichier /etc/proftpd/proftpd.users illisible aux autres utilisateurs que root, histoire que personne n'accède aux logins FTP, ni au mots de passe, même chiffrés :

sudo chmod 600 /etc/proftpd/proftpd.users

Ensuite, il faut juste avoir conscience que la directive DefaultRoot fait utiliser à proftpd le programme de «chrootage» chroot (pour «change root»), dont des failles de sécurité sont connues. Il vaut peut-être mieux en fait utiliser directement la configuration de proftpd, en enlevant DefautRoot et en ajoutant «à la place» :

<Anonymous /le_repertoire_racine_de_l_utilisateur>
  User le_login
  RequireValidShell off
  AnonRequirePassword on
  <Directory *>
    <Limit WRITE>
      DenyAll
    </Limit>
  </Directory>
</Anonymous>

C'est une configuration de base qui peut être largement améliorée, mais ceci est une autre histoire...

vendredi 6 octobre 2006

aptitude et paquets marqués 'delete'

Hier, un collègue me demande pourquoi est-ce que, quand il utilise aptitude, il voit des paquets avec marqué 'id' en début de ligne. Après une recherche dans Google, impossible d'avoir un embryon de réponse. En fait, il faut lire le fichier /usr/share/doc/aptitude/html/index.html (dans Firefox par exemple). On y trouve, en plein milieu, que ce 'd' signifie que le paquet est vu par aptitude comme devant être bientôt supprimé (mais le paquet est bien installé et fonctionnel). Ce n'est donc pas gênant, puisque tout fonctionne normalement, mais c'est juste un peu moche...

La solution, elle est indiquée dans le même fichier, elle consiste à taper pour chaque paquet

sudo aptitude install nom_du_paquet:

Mais dans le cas de mon collègue, c'est assez usant, il y a au moins 40 paquets concernés... Alors là je lui dis "pas de problème, je te le fais en une ligne", et je fais mon malin :

  • voir tous les paquets de votre système (attention, c'est très long) :
sudo aptitude search "~A"
  • voir seulement les lignes commençant par 'id' ('i' = paquet installé)
sudo aptitude search "~A" | grep -e "^id"
  • sur chaque ligne choisie, ne garder que le nom des paquets
sudo aptitude search "~A" | grep -e "^id" | sed 's/^[idA]*[ ]*\([a-z0-9.+-]*\)[ ]*.*$/\1/'
  • ne garder que le nom des paquets, mais y ajouter à chacun deux points
sudo aptitude search "~A" | grep -e "^id" | sed 's/^[idA]*[ ]*\([a-z0-9.+-]*\)[ ]*.*$/\1:/'
  • enfin, passer tout ça à sudo aptitude install
sudo aptitude install `sudo aptitude search "~A" | grep -e "^id" | sed 's/^[idA]*[ ]*\([a-z0-9.+-]*\)[ ]*.*$/\1:/'`

(Attention, les trois types de guillemets sont utilisés, et ici ne sont pas interchangeables...)

dimanche 10 septembre 2006

Synchronisation

J'ai ici un ordinateur «fixe», actuellement sous Debian mais plus pour très longtemps à mon avis (on en reparlera...), qui sert accessoirement de serveur de toute sorte. Et deux portables (un à moi, un à Amélie). Et nos données, surtout en ce qui concerne le boulot, sont importantes... Donc on sauvegarde. Enfin, plutôt devrai-je dire : nos ordis sauvegardent tous seuls nos données ! :)

La solution que j'ai trouvée, c'est un script bash, lancé automatiquement par cron, qui utilise rsync.
Voilà le script, que j'ai simplement appelé sauvegarde :
$ cat /usr/local/bin/sauvegarde

#!/bin/sh
echo -n "Dernière sauvegarde effectuée le" > /home/login1/.rsync.log
date '+ %A %d %B %Y à %T' >> /home/login1/.rsync.log
rsync -vruLpogt --delete --delete-excluded --exclude=*.ies4linux* --exclude=*.wine* --exclude=*Cache* --exclude=.thumbnails* --exclude=.aptitude* --exclude=*lock --ignore-errors /home/login/ login2@serveur:. >> /home/login1/.rsync.log

Les paramètres de exclude sont modifiables à votre guise... login1 est mon login sur le portable, login2 sur le serveur. Chez moi ils sont identiques (c'est plus simple), mais ce n'est pas obligatoire.

Pour que cela fonctionne, écrire ce fichier ne suffit pas. Il faut (ça paraîtra évident à «ceux qui savent») :

  • donner le droit d'exécution sur le script. Sur le portable : sudo chmod +x /usr/local/bin/sauvegarde
  • que rsync soit installé sur les deux machines. C'est un logiciel de synchronisation qui utilise des connections sécurisées ici. Son principal avantage est de n'envoyer que les fichiers qui ont été modifiés depuis la fois précédente. Pour l'installer, il suffit de faire sur chaque machine sudo aptitude install rsync

Plus complexe, il faut aussi que l'on puisse se connecter en ssh sans rentrer le mot de passe. Par clé, quoi. Pour cela, sur le portable, je tape ssh-keygen -t dsa, ce qui génère les fichiers /home/login1/.ssh/id_dsa et /home/login1/.ssh/id_dsa.pub. id_dsa.pub, c'est la clé publique, celle que l'on partage avec les autres, celle qui fait qu'ils peuvent nous identifier. C'est un fichier qui contient une seule ligne. id_dsa, c'est la clé privée, celle qui ne doit jamais sortir. Sur serveur, il faut donc que le contenu de id_dsa.pub soit sur une ligne dans un fichier /home/login2/.ssh/authorized_keys.
Là où ça se complique, c'est que comme tout sera synchronisé, le fichier serait effacé si on ne l'avait pas sur le portable... D'où, tout simplement, sur le portable :

cat /home/login/.ssh/id_dsa.pub >> /home/login/.ssh/authorized_keys

Et ensuite, on envoie tout ça sur serveur :

scp -r /home/login1/.ssh login2@serveur:.

Il ne manque maintenant plus qu'une chose : que le script se lance automatiquement. Là, c'est cron entre en jeu. Il stocke les commandes qu'il lance et la périodicité dans un fichier inaccessible directement, mais on peut avoir la liste par crontab -l, supprimer toutes les commandes par crontab -r et éditer le fichier par crontab -e. Chaque utilisateur a sa crontab et ne peut accéder aux autres.
S'ouvre alors un éditeur de texte. Votre fichier doit ressembler au final à :
$ crontab -e

SHELL=/bin/sh
USER=login1
PATH=/usr/local/bin:/usr/local/sbin:/sbin:/usr/sbin:/bin:/usr/bin:/usr/bin/X11:/usr/games
0 5    * * *  sauvegarde

sauvegarde sera alors lancé toutes les minutes «zéro» de la cinquième heure de chaque jour. Une étoile représente un «chaque», et après minutes et heures nous avons jour de la semaine (de 0 à 7), jour du mois et mois. C'est relativement simple, non ?

Vous n'avez donc plus d'excuse pour ne pas faire attention à vos données !