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jeudi 11 septembre 2008

latex (texlive), pdf et fontes horribles

Je viens de trouver la solution d'un problème qui me turlupinait depuis environ 1 an (au moins...).

Mes pdf produits par latex étaient jolis, vus de loin. En se rapprochant de l'écran, pas génial, mais ce n'est pas très grave, les pdf c'est fait pour être imprimé. Plus gênant, beaucoup plus gênant, la sélection de texte étant une vraie plaie, pour ne pas dire que ça faisait n'importe quoi. Dans Evince et dans l'Acrobat Reader d'Adobe, rien à faire. Et je ne parle pas de la recherche de texte... Et le meilleur venait de l'impression : si Acroread n'avait pas grand problème, Evince ramait tellement qu'il en attaquait la plage : saturation du processeur pendant plus de 10 secondes par page, et rendu vraiment abominable sur toutes les imprimantes laser à ma disposition, à peine lisible pour le texte, mais parfait pour les formules et les images. Bref, la fête.

J'ai essayé plein de méthodes pour générer différemment mes pdf. J'utilise couramment ce formidable logiciel qu'est Lyx, avec la compilation via latex+latex+dvips+ps2pdf. La première idée était de changer l'option PDFSETTINGS de ps2pdf, comme indiqué dans la documentation. J'ai réussi à améliorer la qualité des images en réglant cette option à printer, mais rien sur les fontes et l'impression par Evince... Je me suis dit à un moment que c'était Lyx. Depuis, j'ai l'occasion maintenant d'utiliser beaucoup plus du « vrai » latex, avec plein de petits bouts de macros dedans (je m'amuse comme un fou en ce moment :) ), vraiment compilé à la main, et pareil... Au cas où le fautif serait ps2pdf, j'ai essayé pdflatex (que je n'ai pas encore adopté parce que j'ai toutes mes images en ps, fabriquées par le très « original » logiciel de dessin Xfig et l'excellent script fig2ps, qui permet d'avoir simplement des figures avec du texte et des formules latex dedans...). Même résultat.

J'ai donc trouvé la cause de tous ces problèmes. J'imagine que je suis pas le seul à qui ça arrive, mes fichiers tex n'ont rien de particulier, et mes documents lyx sont d'un commun tout juste compensé par la haute valeur ajoutée du contenu scientifique qu'ils contiennent. L'installation d'Ubuntu est récente sur cette machine et sans grande modification. J'ai pourtant mis du temps à trouver. J'espère que des personnes faisant la recherche sur « latex pdf evince impression » ou « latex pdf ubuntu affichage » ou « latex pdf sélection texte » pourront tomber ici...

Le problème venait visiblement de texlive, devenue la distribution latex « officielle » sous Ubuntu depuis Gutsy (tout pile un an), remplaçant petit à petit l'ancienne distribution tetex. Les polices ne sont visiblement pas gérées de la même façon et maintenant (je ne peux pas vérifier comment c'était avant), les lettres sont transformées en images bitmap, à la fois pixellisées (donc moche) et lourdes (donc qui prennent du temps à être envoyées à l'imprimante et de la place sur le disque dur). Deux possibilités pour arranger cela :

  • installer le paquet cm-super, via par exemple sudo aptitude install cm-super. Besoin de rien modifier dans le fichier tex|lyx, les polices moches bitmap utilisées avant (« cm ») seront remplacées automatiquement à la prochaine compilation. Un problème : si dans trois ans vous changez de machine et que vous oubliez que vous aviez installé cm-super, rebelote...
  • rajouter dans le préambule de votre fichier tex l'utilisation du package des polices latin modern : \usepackage{lmodern}. L'inconvénient étant certes qu'il faille modifier vos fichiers actuels, mais l'avantage est qu'ils seront compilés partout pareil. De plus, il paraît (j'y connais rien, c'est ce que j'ai lu) que cette police est un peu plus fidèle aux anciennes polices bitmap que cm-super...

Ce qui est bien, c'est que j'ai un mémoire un peu plus présentable maintenant... :)

mercredi 23 avril 2008

J-1

Hardy,J-1

lundi 21 avril 2008

webcam et mjpg-streamer

Ce billet est en rapport avec les billets sur le portable Packard-Bell BG-46-P-018. Sur ce portable, la webcam qui n'accepte pas les drivers v4l mais uniquement v4l2, supportés par peu de logiciels, est montée 9 fois sur 10 à l'envers. Ce qui peut être gênant. :)

Pour utiliser la webcam en streaming, j'ai fabriqué un script maison qui utilise vlc. Ça marche plutôt bien, même s'il faut que je finalise certaines choses avant de le mettre en ligne (ce sera fait durant l'été). Le fait est que, en attendant que vlc 0.9 sorte enfin (avec le support natif de v4l2), il ne peut opas récupérer l'image de la webcam.

Il faut installer pour l'instant un petit logiciel appelé mjpg-streamer (anciennement uvc-streamer). Il n'y a pas de paquet tout fait, il faut télécharger (onglet download) le .tar.gz le plus récent, l'extraire dans un endroit correct comme /usr/local/src/, aller dans le répertoire que l'on vient de créer, et effectuer
make && sudo make install
Ça devrait fonctionner comme cela.

Mjpg-streamer permet beaucoup plus que simplement récupérer l'image de la webcam, il ouvre un serveur web qui permet à d'autres personnes de « venir vous voir ». Attention d'ailleurs au niveau sécurité, pensez que n'importe qui peut vous voir... Pour savoir comment ça fonctionne, tout se passe en ligne de commande, l'aide est assez bien faite, tapez mjpg_streamer -h pour l'obtenir. Par exemple, moi je dois entrer
mjpg_streamer -i "/usr/local/src/mjpg_streamer/input_uvc.so -d /dev/video0 -r 640x480 --yuv" -o "/usr/local/src/mjpg_streamer/output_http.so -w /usr/local/src/mjpg_streamer/www -p 8080"
pour que cela fonctionne correctement. Pour voir si tout fonctionne, allez dans votre Firefox adoré et entrez http://127.0.0.1:8080. Pour arrêter le serveur, un ctrl+C dans la console est suffisant.

Les utilisateurs n'ont plus qu'à entrer l'adresse http://IP:8080/?action=stream où IP est votre adresse IP. Si vous préférez un autre port que 8080, il suffit de le changer dans la ligne de lancement. Pensez que votre firewall doit avoir ce port ouvert si vous voulez que l'on vous voit.

[Je suis preneur de toute remarque :) ]

Utilisez BitTorrent !

Non, ceci n'est pas un appel au piratage massif. Le protocole bitTorrent permet de télécharger de façon massive des fichiers importants. Le fonctionnement est simple à expliquer : le fichier est coupé en « pièces » ; au fur et à mesure que je télécharge le fichier, j'envoie les pièces que j'ai à tous ceux qui ne les ont pas. Du coup, plus on est nombreux, et plus vite on télécharge.

Vous allez me dire : super mais moi j'ai rien de si gros à télécharger... Bin si, dans trois jours, et surtout si vous n'avez jamais encore essayé, vous aurez la dernière version d'Ubuntu à télécharger, en cd ou dvd (si vous préférez le cd, parce que par exemple vous n'avez qu'un graveur de cd, pas de problème, ce qui vous manque sera téléchargé en live lors de l'installation...). En gros, en quelques dizaines de minutes max, vous aurez votre Ubuntu flambant neuve, avec la possibilité d'installer ça directement depuis votre windows, presque comme un logiciel classique. J'espère que ça va vous pousser à essayer !

jeudi 31 janvier 2008

Lancer totem en fullscreen

J'ai réinstallé récemment l'ordinateur qui me sert de télé/media center. J'ai un certain nombre de fichiers avi, que je regarde de temps en temps. Avant, je faisais ça avec, au choix, vlc, mplayer ou xine. Je me suis décidé à passer à Totem.

Pourquoi Totem ?

Bin simplement parce que c'est le logiciel par défaut de chez Gnome en fait, et donc le truc a priori le mieux intégré à mon environnement. Il est installé par défaut, il ne pause plus de problèmes de codecs comme j'ai toujours eu avant (et qui faisaient que je préférais l'éviter justement). Bref, pourquoi pas...
Autre avantage, il est plus rapide à se lancer que vlc, plus convivial que xine et... bon, ok, rien ne sera jamais mieux que mplayer. :)

Les codecs

Oui, tiens, précisons-le : il suffit d'installer le paquet ubuntu-restricted-extras, et il fait tout le reste... C'est pourtant simple, non ?

Problème : le lancement en plein écran

Moi ce que je veux, c'est juste d'ouvrir de façon systématique mes fichiers en double-cliquant dessus et que ça s'ouvre en plein écran. Je suis flemmard et je ne veux pas appuyer sur F après avoir ouvert le fichier. Avec tous les autres lecteurs, c'est une préférence à régler (dans un menu ou éventuellement un fichier de configuration).

Et là, on tombe sur un os. Impossible de trouver aucune configuration particulière, à part un .gconf/apps/totem/%gconf.xml inutilisable et un .gnome2/Totem/state.ini minimaliste. Le tout est visiblement mal documenté, ou du moins après avoir longtemps cherché je n'ai rien trouvé. Le menu des préférences bien sûr ne sert à rien.

Le man nous dit qu'il existe une option --fullscreen, mais uniquement pour Passer en plein écran une instance existante de Totem. Bon... Mal barrée cette histoire.

Et là, l'idée : créer un fichier /usr/local/bin/totem, qui sera systématiquement lancé à la place de l'original /usr/bin/totem, et y mettre ce qui va bien :

#!/bin/bash

[ "$TERM" != xterm ] && /usr/bin/totem $* || /usr/bin/totem "$*" &
sleep 1
/usr/bin/totem --fullscreen

Explications :

  1. On lance /usr/bin/totem avec tous les arguments qu'on lui passe (en particulier, les noms de fichiers). Il faut échapper les noms si on lance totem en console, c'est pour ça que c'est un poil compliqué.
  2. On attend une seconde, le temps que totem ait démarré. Sur une machine qui met un peu plus de temps, il faut rallonger...
  3. On passe en plein écran.

C'est améliorable, je prends toute idée utile...

Edit 10 jours plus tard : J'avais oublié qu'il y a deux façon de prendre tous les arguments d'un script : "$*" concatène tout le monde entre des guillemets, on ne voit plus qu'un «mot»; "$@" met chaque argument entre des guillemets et les sépare par une espace, on voit le bon nombre de «mots». Il suffit donc de faire :

#!/bin/bash

/usr/bin/totem "$@" &
sleep 1
/usr/bin/totem --fullscreen

dimanche 13 janvier 2008

autres petites astuces post-installation

Toujours sur le Packard Bell BG46-P-018 acheté récemment, deux autres petits trucs n'allait pas (c'est du détail) :

  • le splash était déformé, le logo Ubuntu plutôt oval que rond, à cause de l'écran 16/10 et non 4/3 ou 5/4 (les formats plus classique). Dans quelques temps, le paquet usplash-theme contenant les différents thèmes de démarrage devrait contenir des images pour ce format là, mais ce n'est pas le cas. La solution la plus rapide et temporaire était de faire croire à usplash que l'écran est bien en 5/4, c'est à dire 1280*1024 au lieu de 1280*800. On fait ça simplement en éditant le fichier /etc/usplash.conf et en y écrivant yres=1024 sur la troisième ligne : dans une console, simplement
    sudo sed '3 s/^$/yres=1024/' /etc/usplash.conf
    Il faut ensuite faire
    sudo update-initramfs -u
    pour mettre à jour ce qui doit l'être. Au prochain redémarrage, l'image, trop grande en hauteur, est tronquée, et le logo Ubuntu devient bien rond.
  • la police du nom d'utilisateur et du mot de passe à la connexion était un peu trop grande, les ronds qui cachent les lettres étaient tronqués... Solution, aller dans le menu Système, puis Administration->Fenêtre de connexion, puis l'onglet Sécurité, tout en bas à droite le bouton Configurer le serveur X, et enfin taper dans à la suite de ce qui est déjà dans la case commande : -dpi 96, ce qui donne normalement
    /usr/bin/X -br -audit 0 -dpi 96
    Il m'a fallu redémarrer totalement pour que cela fonctionne. On peut aussi éditer le fichier /etc/gdm/gdm.conf ou préférentiellement /etc/gdm/gdm.conf-custom s'il existe, cela revient normalement au même (pas essayé).

vendredi 11 janvier 2008

Chat vidéo sous Ubuntu

C'est un peu ça aussi les relations à distances : c'est quand même mieux de se parler, et c'est encore mieux de se voir. Et franchement, quand chacun a une webcam mais qu'on ne trouve pas comment les utiliser, c'est ralant.

C'est un fait connu de tous ceux qui ont essayé de « vidéo-chatter » sous Linux : c'est impossible, il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas.

  • Pidgin (anciennement Gaim - mais quelle idée de prendre un pigeon comme emblème ?), logiciel de messagerie instantannée multiprotocole, utile pour avoir ICQ et MSN dans la même fenêtre, ne supporte pas la vidéo (la légende dit qu'en 2003 on y croyait, mais que finalement la vidéo et la voix ne seront jamais dans Pidgin).
  • Kopete, équivalent pour qui veut bien utiliser les librairies KDE (chez moi, 99Mo pour installer Kopete...), connaît un bug grave depuis quelques mois qui l'empêche de bien envoyer les images de certaines webcams (ça dépend du driver, au moins gspca et uvcvideo sont touchés d'après mes tests).
  • aMSN, clône assumé du logiciel de Microsoft, qui paraît-il fonctionne très bien, est affreusement moche dans les dépôts officiels (problème d'interface et de polices anti-aliasées).
  • Les logiciels SIP ne fonctionne pas tous, sont parfois bloqués par la Freebox sans que l'on comprenne pourquoi, tous les serveurs SIP n'implémentent pas tous parfaitement le protocole, bref, c'est la galère. J'ai quand-même essayé le Wengophone et Ekiga, avec un compte Openwengo et un compte Ekiga, et les résultats ne sont clairement pas au rendez-vous : quand ça marche une fois sur deux, c'est mieux que d'habitude (et je ne parle même pas de la complexité d'Ekiga). Sans compter quand si ça marche, faut convertir toutes les personnes que vous voulez voir à ce protocole qui ne sert qu'à ça...
  • La cerise sur le gâteau, c'est l'énorme m*rdier que c'est d'installer ces foutus drivers de webcams, quand on arrive par un heureux hasard à les trouver. On bidouille des trucs sales qu'on recompile mal pour en mettre (au mieux) plein le /usr/local et le /opt et qu'on ne saura jamais si on les a bien désinstallés...

Bref, j'arrête de me plaindre, car j'ai deux bonnes nouvelles :

  1. La webcam Logitech Quickcam Messenger (046d:08da) est supportée de base sous Ubuntu désormais. Ce qui veut dire qu'il ne sert à rien d'installer aucun driver (sur une Ubuntu Gutsy neuve en tout cas), « on branche et ça marche ». Le driver uvcvideo, installé de base, se charge de la faire fonctionner.
  2. Le logiciel libre est tout-puissant, c'est connu. :-) Quand il y a un problème, il est résolu par quelqu'un qui sait le résoudre. Le aMSN pas-moche est instalable, tout est expliqué en détail sur l'excellent wiki de la communauté francophone. Et au lieu d'utilser des scripts qu'on-sait-pas-ce-que-ça-fait-si-ça-plante, des gens biens ont fait des paquets. C'est simple, c'est propre, c'est facilement désinstallable, et ça marche à tous les coups. au final, il suffit de taper dans une console :
sudo mkdir /usr/local/src/amsn && cd /usr/local/src/amsn # pas obligatoire, mais c'est mieux
sudo wget http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/amsn-releases/amsn_0.97sapphireR1-0ubuntu1_i386.deb http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/tcl-tk/tcl8.5_8.5-0ubuntu1_i386.deb http://download.tuxfamily.org/amsnskins/packages/ubuntu/tcl-tk/tk8.5_8.5-0ubuntu1_i386.deb
sudo aptitude install tcltls && sudo dpkg -i *

Et là arrive le bonheur du chat vidéo (vidéo dans les deux sens hein). Bon, certes, il n'y a pas le son. Personnellement, je m'en fous, je suis dégroupé, le téléphone c'est illimité.

samedi 5 janvier 2008

Installation d'Ubuntu sur un portable Packard Bell EasyNote BG46-P-018 (12") (2/2)

Ce qui fonctionne dès l'installation

  • le wifi (via le driver propriétaire chargé de suite par le nouveau gestionnaire de drivers Ubuntu)
  • les magnifiques boutons pour activer le wifi et le mode éco
  • le graveur externe (qui se branche avec deux prises usb, marqué Asus dessus (tiens comme c'est bizarre...), et qui est bien géré par le bios puisqu'on peut booter sur le cd qui se trouve dedans)
  • le lecteur de cartes mémoires SD

Ce qui ne fonctionne pas dès l'installation

  • le son
  • la webcam
  • l'affichage

Maintenant que le problème posé est, voyons comment le résoudre.

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Installation d'Ubuntu sur un portable Packard Bell EasyNote BG46-P-018 (12") (1/2)

J'ai acheté un nouveau portable pour Noël (pas pour moi, pour Amélie en fait). Il s'agit d'un ultraportable. Le choix est restreint sur ce segment, sachant qu'on voulait un portable à la fois léger (2kg max) et puissant (processeur Intel Core 2 Duo T7100 minimum), et le tout sans mettre plus de 1300€.

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lundi 12 novembre 2007

Le site de la Fnac avec Firefox sous Ubuntu Gutsy

Vous aurez certainement ce problème si vous voulez voir le portail (uniquement, les autres pages ne posent pas problème) du site de la Fnac avec Firefox sous Ubuntu Gutsy. Cela vient uniquement de l'incompétence des administrateurs du site. En effet, ils renvoient la version pour téléphone portable du site dès que les lettres "ts" existent dans le nom du navigateur client (user-agent on dit quand on connaît), version illisible avec un Firefox . Bref, tant qu'ils n'auront pas réparé ça, voilà une méthode pour éviter le problème :

Dans Firefox, tapez dans la barre d'adresse about:config simplement, et vous aurez la liste des préférences de votre profil utilisateur. Tapez agent dans le cadre de recherche, vous verrez s'afficher quelques lignes dont une ayant pour valeur gutsy. Par exemple, moi j'ai mis gusty à la place : ça fonctionne à nouveau (pas besoin de redémarrer Firefox). Enjoy.

mercredi 19 septembre 2007

Préférences réseau NetworkManager

Je cherchais depuis longtemps comment faire pour désactiver la connexion automatique de mon portable sur un réseau wifi qui n'est pas le mien quand je suis chez moi (il s'y connecte parce qu'il a le même nom qu'un où je me suis connecté un jour).

NetworkManager, le nouveau gestionnaire de connexion adopté par Ubuntu se connecte automatiquement partout comme il faut : il n'est pas prévu pour être tweaké. Mais une possibilité a été laissée néanmoins,uniquement pour la désactivation de la connexion automatique d'un ESSID donné. Deux façons :

  • graphiquement, lancer l'éditeur de configuration (gconf-editor dans une console), puis aller dans system -> networking -> wireless -> networks -> le ESSID en question, cliquer-droit sur la clé bssids et choisir Désactiver.
  • puissance de Linux, on peut faire ça en une ligne en console :
gconftool-2 --recursive-unset /system/networking/wireless/networks/<ESSID>

Trop facile...

mercredi 4 juillet 2007

Histoire de clavier

Juste pour le garder à l'esprit, ça pourrait servir (piqué sur le blog de Damocles, en licence CC-ASA) :

Disposition du clavier français sous Linux

Ça peut toujours servir. Au passage, ceux qui n'étaient pas au courant noteront combien il est facile de taper des accents sous Linux...

mercredi 11 avril 2007

Windows dans Ubuntu

Ça devient super fashion en ce moment, tout le monde le fait, du coup je m'y suis mis aussi. On appelle pompeusement (ou techniquement) cela «virtualisation». Il s'agit de faire tourner un logiciel qui se prend pour un ordinateur complet, et qui permet d'installer ce que l'on veut dedans.

Pourquoi ?

C'est pas vraiment pour moi. Certaines personnes que je ne nommerai pas n'aiment pas OpenOffice et ont besoin de Word pour vivre bien. Et qui dit Word dit souvent Windows (j'ai essayé Wine, qui progresse chaque jour, et qui n'est pas encore au point).

Comment ?

Il suffit d'installer VirtualBox. C'est un logiciel libre, gratuit, et multi-plateforme. On peut faire tout ce qu'on veut avec (y compris y installer un Windows, si vous avez légalement une licence). Si vous êtes sous Windows, c'est un bon moyen pour tester Linux Ubuntu par exemple... Il y a plein de tutoriels sur comment VirtualBox s'installe et s'utilise, en particulier sur Ubuntu. Je vous laisse faire des recherches dans votre moteur de recherche préféré.

D'autres solutions ?

D'autres «virtualiseurs» existent, le plus connu étant certainement VMWare. C'est lui d'ailleurs que j'utilisais depuis environ un an. Comme tous ceux qui ont essayé VirtualBox, le constat est sans appel : VirtualBox est énormément plus rapide, plus simple à configurer, moins envahissant (en particulier au niveau de la conifguration du réseau interne).

Et les documents ?

Dans mon cas, le but du jeu est d'éditer des .doc avec Word et de pouvoir en faire quelque chose. Donc ne pas avoir réellement de documents dans le Windows virtualisé, mais tout dans mes répertoires Linux. Ici encore, le très bon wiki d'Ubuntu-fr en parle de façon très détaillée. Mais précisons :

  • à l'heure actuelle, le partage natif de VirtualBox (sans passer par Samba) ne fonctionne pas de façon stable. Écrans bleus systématiques si vous n'avez pas de chance, déconnexions systématiques dans tous les cas. Ça s'améliorera certainement dans les mois (jours ?) qui viennent.
  • le réseau est très très simple à configurer, il suffit de choisir NAT dans les paramètres réseaux de la machine virtuelle. Et contrairement à VMWare, l'ordinateur hôte (Ubuntu ici) ne voit pas 5 interfaces supplémentaires inutiles. Et la machine virtuelle a le net.
  • une fois que c'est fait, on peut sécuriser le partage Samba en mettant dans /etc/samba/smb.conf :
hosts allow 10.0.2.

seulement, ce qui veut dire que personne à part la machine virtuelle ne peut accéder aux partages. Du coup, on peut mettre un mot de passe bidon quand on tape

sudo smbpasswd le_pseudo

ce qui permet soit de ne pas s'embêter à taper son vrai mot de passe (qui est compliqué parce qu'on n'est pas bête et qu'on sait que c'est important un mot de passe), soit à le stocker dans Windows par exemple en tapant, la première fois que l'on veut se connecter, dans une «console» (Menu démarrer -> "Exécuter" -> «cmd») :

net use h: mot_de_passe \\10.0.2.2\le_nom_du_partage /user:utilisateur /savecred

où on remplacera ce qui va bien. Attention, cela ne fonctionne que sous Windows (XP) Professionnel d'après la doc («net help use»).

Un bémol ?

Oui, VirtualBox n'est pas encore traduit. J'imagine que c'est pour bientôt... :)

dimanche 1 avril 2007

Feisty, me voilà

De la même façon que je suis passé à Ubuntu Edgy quand elle est sortie en beta, je suis passé ce weekend à Ubuntu Feisty, sortie en version beta le 23 mars dernier. Comme d'habitude, j'ai suivi ma méthode favorite : édition du fichier /etc/apt/sources.list puis

sudo aptitude update && sudo aptitude dist-upgrade

Je n'ai eu que très peu de problèmes, mais deux problèmes importants :

  • mon /var est sur une partition séparée de 1,5 Go, ce qui n'est pas assez quand on retélécharge tous les paquets. aptitude a plus ou moins planté, la solution était
sudo aptitude clean
  • le dépôt que j'utilise habituellement, http://fr.ubuntu.com/archive/, n'était exceptionnellement pas à jour sur la version de quelques paquets, ce qui causait des erreurs fatales à aptitude. Il suffisait de changer de serveur (j'ai choisi le miroir ftp de Free).

D'autres petits problèmes se posent :

  • le fichier de configuration de firestarter (logiciel de firewall) n'est pas le même dans la nouvelle version, firestarter ne démarre plus. Il fallait supprimer le répertoire /etc/firestarter/ puis relancer le logiciel.
  • apache passe en version 2.2.3, où certaines directives qui étaient acceptées par la version 2.0.55 d'Edgy ne sont plus valides, comme AuthDigestFile qui devient AuthUserFile, et la syntaxe des VirtualHost qui ne permet plus d'écrire *:80 derrière, par exemple.

Au niveau de l'utilisation, on note quelques choses visuelles (je n'ai pas cherché les détails dans le système, mais il paraît que le nouveau noyau gère mieux l'alimentation en général) :

  • l'icône de Thunderbird (franchement, ça me manquait)
  • une nouvelle interface pour le Centre de Contrôle Gnome, très ergonomique
  • pas mal de nouvelles entrées dans les menus d'applications (des entrées Wine en particulier que je n'avais pas vues avant)
  • un outil de migration vers l'UTF-8 qui ne me servira pas :)
  • un "Gestionnaire de pilotes non libres", qui ne m'a pas servi sur mon portable Dell qui a tout son matos en Intel. Mais je suis impatient de voir ce qu'il me dira sur mon serveur et sa vieille carte vidéo NVidia

Et comment ne pas parler de l'arrivée de Compiz, les fameux effets 3D, installé par défaut mais désactivé par défaut (à activer dans le menu Préférences->Effets du bureau). Ça marche assez bien sur mon portable, j'adore les fenêtres qui se déforment (mais j'ai l'impression que ça me donne mal à la tête, on verra à l'usage... :) ).

Pour pouvoir s'amuser un peu, il faut installer le paquet gnome-compiz-preferences, et le retrouver dans le menu Préférences->Effets 3D. C'est un poil buggué, mais au moins on peut régler des choses. Par contre, le paquet compiz-extra qui permet de rajouter des plugins segfaulte, tant pis. Ça bouge beaucoup, il va y avoir à nouveau une réunification (plus ou moins, enfin je suis ça de loin) de Compiz et Beryl, donc «wait and see»....

lundi 20 novembre 2006

Xubuntu, me voilà !

Ça y est, ma Debian n'existe plus (enfin si, reléguée sur un fond de disque dur, si besoin il y avait... mais bon a priori non). Elle régissait avant le fonctionnement de mon serveur, l'ordinateur hébergeant entre autres choses ce blog, mon site, mes sauvegardes, mon dépôt Subversion...

Elle a été remplacée ce weekend par une Xubuntu. En effet, le pc n'est pas tout jeune (certes, la carte mère , le processeur, la RAM, les disques ont été changés, mais je n'ai pas acheté d'ordinateur «fixe» depuis 2001...) même s'il remplit plus que correctement son office. J'avais donc choisi, il y a 3 ans, quand ma Debian a été installée, XFCE comme gestionnaire de fenêtres. Et j'aime beaucoup XFCE, notamment pour sa légèreté, et malgré son petit manque de convivialité (et encore, c'est discutable). Bref, compte-rendu d'installation :

  • j'ai choisi l'alternate CD en même temps, pour voir ce que ça donne. C'est toujours aussi bien, même si clairement pour quelqu'un qui commence je lui conseillerais fortement le Desktop CD.
  • quelques petits problèmes de traduction, mais bon, je m'y ferai.
  • ma carte vidéo (Winfast Leadtek 2000 machin, chipset bt878) a été détectée dès le début. Absolument rien à faire que sudo aptitude install tvtime pour voir les chaînes de ma Freebox. Le pur bonheur (surtout quand je me rappelle combien on avait eu du mal à la faire fonctionner y a trois ans sous Debian...).
  • globalement, c'est du bonheur. Pas de problème bloquant. Et ce malgré un passage, en plus, en utf-8...

mardi 3 octobre 2006

Edgy, me voilà

Ma politique est : quand une beta sort, je la teste. Avant, c'est plus difficile, parce qu'il s'agit de l'ordi sur lequel je bosse tous les jours. Et inutile aussi, parce que je n'ai pas le temps encore de remplir des rapports de bugs. Edgy beta est disponible depuis vendredi dernier, alors hier j'ai switché. Compte-rendu :

  • une erreur sur le paquet gsfonts-x11, qui faisait définitivement planter aptitude. Il fallait faire un sudo aptitude install -t edgy xfonts-utils (c'est update-fonts-dir qui m'embêtait). Mais ça met à jour libc6, et à partir de là on se trouve avec aucune locale reconnue (erreurs Perl "Setting locale failed" et aptitude en anglais). J'ai mis du temps à trouver le truc : sudo aptitude install -t edgy locales.
  • une autre erreur ensuite de paquets cassés : j'avais un python-libxml2 qui dans la version Dapper dépendait de python2.4-libxml2 alors que tous les paquets python2.4-* doivent disparaitre dans la Edgy. Il "suffisait" de forcer.
  • sinon, j'ai mon Firefox qui n'est plus reconnu par devilspie comme avant (ça devrait être arrangé dans quelques minutes), toutes mes extensions qui sont parties (mais c'était prévu, faut que je refasse un tri), et un Gaim à moitié traduit (c'est un beta, ça doit sûrement être pour ça. Je pourrais peut-être aider). J'ai aussi un écran de boot très très bizarre (on dirait une mire de télé avec marqué Ubuntu Edgy Eft dedans, c'est très fun. Va falloir que j'investigue quand même).

PS : ouah, le correcteur orthographique dans les formulaires, c'est vraiment trop bon !

jeudi 28 septembre 2006

lobbying pour ubuntu

Si comme moi, vous utilisez intensivement Ubuntu, cette formidable distribution Linux, que vous en êtes tout-à-fait satisfait et que vous cherchez à réconcilier les «gens» avec l'informatique, parlez-en, faites du lobbying. Ça fonctionne, la preuve dans mon labo, ou après avoir «converti» un thésard, qui lui-même convertit d'autres personnes, mais aussi un stagiaire et surtout l'administrateur réseau (il a été très dur à convaincre, mais finalement, il reconnaît maintenant que Ubuntu a certains avantages sur la Mandriva qu'il utilisait), toutes les machines de la salle de calcul vont passer à Ubuntu (il attend la sortie d'Edgy pour ça), ce qui permettra à un certain nombre de personnes de connaître ce Linux, un Linux moderne et qui fonctionne parfaitement même quand on n'y connaît pas grand chose [Faut vraiment que j'arrête les phrases aussi longues]. En comptant les potes hors labo et mes parents, ça commence à faire un certain nombre de personnes qui commencent à délaisser Windows, et ce ne peut être qu'une bonne chose.